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vendredi 4 juillet 2008

Musique à tous les étages (ou le retour de la chaine musicale...)

Et pan, j'ai été tagué par Rébus. Cette fois, la chaine est musicale ; c'est drôle, ça me rappelle la défunte chaine TV6 (qui a précédé M6).
Objectif de cette chaine, la musique et plus particulièrement les 5 albums que j'emmènerais sur une ile déserte. Le choix est difficile car, vu mon age avancé, j'en ai écouté de nombreux . Mais voici ma sélection, qu'on pourrait qualifiée de "collector".

1) Raise de Earth, Wind and Fire. Ah, l'année de mes 18 ans... C'était Let's groove et l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.


Découvrez Earth, Wind & Fire!


J'aurais pu choisir également I Am, leur album de 1979, avec les très connues In the Stone ou Boogie Wonderland, mais il fallait faire un choix. Et puis, l'année ou j'ai cru que le monde allait changer et la vodka-orange couler à flot le vaut bien.

2) Breakfast in America de Supertramp. Bah, j'avais 16 ans et je ne peux pas décemment vous raconter tous mes souvenirs, nous ne sommes pas assez intimes.


Découvrez Supertramp!


C'était la fin du "grand" Supertramp ; Brother where you bound ne relevera pas le niveau et sera plus connu dans les clubs de gym (grâce à Canonball) que dans les clubs tout courts.

3) She de Harry Connick Jr. Allez savoir pourquoi j'ai tout de suite adoré ce jazzman de la Nouvelle-Orléans et que j'ai eu le plaisir d'écouter sur scène à l'autre bout du monde, par hasard. Enfin, cet auteur-compositeur et interprète est loin de se limiter au jazz. Il a fait de nombreuses incursions dans le rock, le funk. She était son 11eme album, en 1994.


Découvrez Harry Connick, Jr.!


Il est depuis revenu aux basiques du jazz de sa ville natale.

4) Sultans of swing de Dire Straits. C'est une compilation, mais c'est LA compilation...


Découvrez Dire Straits!


Une banque française a pillé cette chanson, vous souvenez vous de son nom ?

5) Un best of de James Brown. Il y a des voix comme la sienne, qui ne vous laissent pas indifférents. J'aurais pu dire Serge Gainsbourg ou Jacques Brel pour les hommes ou Aretha Franklin pour les femmes, mais je préfère pouvoir bouger mon corps sur mon ile déserte.


Découvrez James Brown!



Voila, vous en savez un peu plus sur mes gouts musicaux. Mais il faut dire que je n'avais que 5 choix possibles, sinon, j'aurais certainement rajouté Pink Floyd (Atom Heart Mother), Dolly Parton (White Limozeen) ou Gloria Estefan (Mi Tierra).
D'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas la dernière, voici un petit extrait.


Découvrez Gloria Estefan!

Si vous êtes sages, je vous ferais un petit billet spécial sur la dame.

Et, pour finir, demandons donc à Nicolas, Didier Goux, Balmeyer, et Colin de nous livrer le secret de leurs lecteurs MP3 (ou de leurs grammophones pour les plus anciens).

vendredi 27 juin 2008

Pollution musicale, acte 2


Voici un billet musical qui va permettre à certains de mes lecteurs de se demander, à juste titre, si je suis vraiment un fan d'opéra... Rébus se posait la même question à propos de Barbra Streisand sur laquelle j'avais fait un billet il y a quelques jours. Donc, l'opéra, j'aime ! Par exemple j'apprécie "Rigoletto" de Verdi ou "Turandot" de Puccini ou même "La Flute Enchantée" de Mozart.
Je vois d'ici vos mines décontenancées... Mais qu'est ce qu'il nous raconte ? C'est quoi ces trucs là ? Ils passent dans quelles boites ces DJ ?

Je suis pourtant persuadé que vous connaissez quelques uns des airs de Rigoletto, de Turandot ou de la Flute Enchantée.
Prenez Rigoletto par exemple, vous connaissez tous "La donna e mobile", non ? Bon, je ne suis pas un amateur de Roberto Alagna, mais il sait utiliser sa voix.



Pour Turandot, je vous ai choisi l'air qui arrive à me faire pleurer à chaque fois que je l'écoute : "Nessun Dorma". Là, vous avez un enregistrement de José Carreras en 1983.



Et puis, il y a "La Flute Enchantée". En matière d'opéra, on pense rarement à Mozart et pourtant "Le Mariage de Figaro" ou "Don Giovanni", c'est lui. Bon, d'accord, ce sont des opéras en allemand, mais on s'y fait...
Alors, commençons avec l'ouverture :



Et pour finir ce billet musical, "Der Hölle Rache" chanté par Nathalie Dessay, interprétant le rôle de la Reine de la Nuit (enregistré à Paris en 2001). Et celui là, vous devez le connaitre. D'ailleurs, si un jour France 3 redifuse cet enregistrement, je vous conseille de réserver votre soirée.



Alors, ça change du rap et de Cindy Sanders, non ? Allez, pour en terminer avec ce sujet, savez vous quel air d'opéra à inspiré la chanson "Juanita Banana" de Henri Salvador ? Vous avez déjà une partie de la réponse, j'attends vos propositions dans les commentaires.

dimanche 22 juin 2008

52 artistes qui n'ont rien compris !


52 "artistes" ont signé un appel soutenant la loi HADOPI, qui devrait, si elle est votée en l'état, redéfinir ce qu'est la justice dans notre pays. Cet appel, publié par le JDD, est une ode à la culture que l'on doit préserver en lui garantissant des revenus.

Que cet appel soit signé par des multi-millionnaires (dont certains, comme Johnny Halliday ou Charles Aznavour, vivent en Suisse pour échapper à un juste impôt) est déjà insultant en soi ; mais que, pour justifier cette loi, on ne parle que de la survie d'une industrie qui à fait son temps, c'est doublement insultant. La mort de l'industrie du disque supprimerait-elle automatiquement toute volonté de création musicale ? Laissez moi rire...
L'industrie du disque et la consommation de masse n'existaient pas quand Lully ou Mozart composaient, et leurs œuvres ont tout même traversée les siècles. La corrélation entre création et l'industrie "culturelle" actuelle est stupide et fausse.

Je passe rapidement sur les dangers d'une loi qui prévoit que la justice serait rendue par des sociétés privées et une autorité administrative, contrairement à ce que prévoit l'article 6 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, c'est à dire la présomption d'innocence et le droit à un procès équitable pour les titulaires d'un accès à Internet utilisée pour un téléchargement "illégal".

Mais la question de la survie de l'industrie du disque ne me bouleverse pas du tout. De toute façon, cette industrie n'a rien compris et veut, comme toutes les entreprises, gagner un maximum de pognon en faisant le minimum d'efforts.
Prenons un exemple : parmi les 52 signataires de cet appel, on trouve La Grande Sophie. Son dernier album "La Suite" vient d'être réédité, sous la forme d'un double CD pour 19 chansons (AZ -Universal).
Ce CD est vendu 14€ sur FNAC.com (livré chez vous sous 2 à 4 jours). On retrouve exactement le même album sur Fnacmusic.com (donc en téléchargement "légal", sans support), à 14,99€.
Cherchez l'erreur !

Alors que le téléchargement vous économise 2 supports CD, le boitier, la pochette, les couts liés aux nombreuses manipulations de ces supports par les éditeurs, transporteurs et distributeurs, les frais de stockage des dits supports et les marges bénéficiaires liés au support physique, l'album virtuel est au même prix que son équivalent physique.
Mais vos frais ne s'arrêtent pas là : si vous voulez pouvoir écouter cette musique ailleurs que sur votre ordinateur, il vous faudra acheter 2 CD vierges et les graver ou disposer d'un lecteur MP3. Or, sur chaque CD, sur chaque graveur ou lecteur MP3, une taxe spéciale s'applique pour que vous puissiez utiliser votre droit à la copie privée, que vous avez déjà payé en achetant les titres... C'est ce qu'on appelle une double imposition, a part que ce n'est pas un impôt ; c'est juste un truc qui engraisse des personnes déjà grasses.

Les 52 "artistes", loin de vouloir défendre la culture, sont venus pour défendre leur porte-monnaie. Il n'y a rien de honteux à vouloir gagner de l'argent, ni à en gagner, mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties. Il n'y a rien d'étonnant à voir le téléchargement continuer de plus belle lorsque des produits que l'on dit "culturels" sont vendus à un tel prix que la culture va finir par devenir un produit de luxe. A quand des CDs désignés par LVMH et vendus chez Fauchon ?

Loin de moi, très loin, l'idée de cautionner les téléchargements sans contrepartie pour les auteurs/créateurs. (Et j'insiste sur les auteurs, pas sur les maisons de disque qui ne font aucun travail de création). Mais pourquoi chercher à se débarrasser d'un moustique avec un char Leclerc quand on n'a rien fait pour se débarrasser de l'eau stagnante ou se reproduisent les moustiques ?

Quand je lis que ces pauvres artistes ne gagnent pas assez d'argent, je ne peux que rigoler. Plutôt que de vouloir continuer à nous tondre la laine sur le dos et approuver une loi potentiellement liberticide, qu'ils se posent ces questions simples : Est ce que les téléchargements illégaux baisseraient si les produits "culturels" étaient moins chers ? Est ce que le principe d'une licence globale optionnelle ne serait pas plus efficace pour leurs revenus ?

Les 52 signataires qui n'ont rien compris :
Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

Photo: Wikipédia Commons

samedi 21 juin 2008

Attention, pollution musicale en cours...


Allez savoir pourquoi j'aime Barbra Streisand... Ça doit être sa voix, j'imagine. Pour moi, Barbra Streisand, c'est d'abord Hello Dolly et les années disco.

Ceux qui n'ont pas vu Streisand descendre les escaliers du Harmonia Gardens Restaurant en chantant "Hello Dolly" ne connaissent rien à la vie. Et malgré son talent, Annie Cordy ne lui arrive pas à la cheville. Et puis, en plein dans les années disco, voilà que cette chanteuse se permet un duo avec la grande Donna Summer, No More Tears. 1979, quelle belle année. Alors, curieux, quelques années plus tard, je me suis intéressé a la chanteuse et à ses albums.

Enfin, j'étais bien jeune et fort désargenté à l'époque, alors j'en suis resté aux plus récents "Superman" (1977), "Songbird" (1978) et "Wet" (1979), les seuls disponibles à l'époque en France. Béatrice Dalle avait un jour qualifié ce genre de chansons de "varièt' de merde..."
1980, c'est l'apothéose, "Guilty", l'album de tous les tubes produit par Barry Gibb (Woman in love, Guilty et d'autres). Même notre Mireille Mathieu nationale n'y résistera pas et reprendra (mal) Woman in Love.

C'est en me rendant pour la première fois en Amérique du Nord, à la fin des années 80, que j'ai découvert que Streisand n'est pas une vraie nouveauté, et qu'outre son coté "chanteuse de variétés", elle avait un vrai et ancien talent. Une carrière commencée dans les années 60, 135.000 personnes pour un Live à Central Park, etc... Forcement, à l'époque, Internet n'était pas là pour m'aider à m'informer et à découvrir de nouvelles choses.
Dans une boutique de Montréal, Sam the Record Man, remplie de disques poussiéreux, j'ai repéré un album un peu étrange "Barbra Streisand... and other musical instruments". Impossible de le retrouver en France, et ce n'est qu'avec l'arrivée d'Internet que je vais découvrir ce que c'est.

En 1973, Barbra Streisand est une méga-star aux États-Unis. Depuis Central Park en 1968, elle n'a pas honoré la télévision de sa présence. CBS la persuade de refaire une apparition et c'est ainsi que nait "... and other musical instruments". Avec un orchestre classique et des instruments de musique venus du monde entier, Barbra Streisand va revisiter des classiques (les siens et des morceaux tirés du répertoire de Broadway).
L'introduction d'instruments de musique "étrangers" transforme le show en "concept" (aujourd'hui, on appelle ça de la World Music) mais le public ne suit pas, ni à la télévision, ni lorsque l'album éponyme est édité (il ne sera classé que 64e au Billboard, ce qui est bas pour un album de Streisand).
Pourtant, il y a des perles, comme "Johnny One Note/One Note Samba", mélange d'un standard de Broadway (Babes in Arms, 1937), chantée auparavant par Ella Fitzgerald ou Judy Garland et d'une bossa nova de Tom Jobim de 1966, accompagné par l'orchestre et des instruments indiens. Cliquez donc sur le bouton de lecture, ci-dessous...


Découvrez Barbra Streisand!


Je ne suis pas sur que vous compreniez mieux pourquoi j'aime Barbra Streisand. Mais pour ceux qui auront écouté ce morceau dormiront moins bêtes ce soir...